Hôpital Malalayang de Manado

Manado, le 24 septembre 2011

Hôpital Malalayang de Manado, service des Urgences, 10h32
La jeune femme médecin qui m’ausculte s’émerveille devant le torse velu de l’étranger. Le verdict tombe rapidement. Les électrodes ne tiendront pas, il faut raser. Affolement général dans le service, il n’y a pas de rasoir. Un bistouri fera l’affaire.

Au plafond, la lumière blafarde des néons, le chariot heurte l’encadrement des portes, direction le laboratoire d’analyses. Le costaud du service pour m’immobiliser, quelques centilitres de sang quitteront mon circuit. On traque des traces de paludisme et accessoirement on vérifie la conformité de la composition de mon sang. L’assistance du chef de service s’étonne de la lenteur du pouls de l’étranger. 52. “Nama saya Fausto Coppi“. J’ai décliné mon identité !

Descendue dans les profondeurs l’avant-veille, ma tension artérielle est redevenue présentable.

Rassuré après quatre jours d’égarement de mon corps, je peux à nouveau envisager l’avenir . . .  à deux roues.