Lorsque s'en ira l'été

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Lorsque s'en ira l'été je serai sur une nouvelle itinérance.                               

Manado-Macassar. Comme si les mots avaient une musique qui avait alerté mon oreille. Joindre deux mots et relier deux villes, une autre chimère en forme de conquête.

Ma bicyclette Sablière, modèle 1971,  me portera encore sur les routes des Célèbes et je lui dois ce voyage après tant d'années d'attente immobile. Je lui offrirai cette résurrection pour me faire pardonner une indifférence de quatre décennies. Nous quitterons Manado puis voguerons ensemble  vers le sud, vers Macassar.

Manado est une ville du bout du monde, un port, une baie et un volcan qui se rappelle périodiquement qu'il a une vie intérieure. Les brises des Moluques apportent des effluves qui fleurent bon la muscade et la girofle et les vagues du Pacifique se cassent inexorablement sur la pointe septentrionale de cette île à la forme indicible.
Macassar est la porte d'entrée des Célèbes. S'y retrouvent pêle-mêle et s'y télescopent en un indescriptible brouhaha tous les peuples d'Indonésie, transmigrants de Java, peuples des montagnes, Bugis faiseurs de bateaux, Mélanésiens venus des îles Sanghir ou Minahasas venus du nord. Héritage colonial et mosaïque humaine Macassar offre deux façades, l'une vers le large et l'autre vers l'intérieur de l'île dont elle est la capitale.
Manado-Macassar, un bout d'aventure, à cheval sur l'équateur . . .

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