PBP après

  Paris – Brest – Paris

 
Paris Brest Paris : 1230 km, c'est le nombre fatidique évoqué à chaque discussion par les personnes découvrant cette randonnée,
1230 km certes mais à quoi bon et pourquoi pas 1632 km.
Il suffirait de faire 12 fois l'aller et retour à Albertville pour couvrir cette distance et le tour serait joué.
Alors pourquoi aller à Brest et en revenir et pourquoi venir du monde entier pour participer à ce périple.
Les réponses sont multiples et variées et chaque participant vient chercher et repart de cette épreuve avec un vécu sur Soi-même dans la rencontre toujours surprenante de l'Autre.
C'est aussi et surtout la participation à ce qu'est devenu Paris Brest Paris, une fête qui s'inscrit dans l'histoire depuis 1891.
Une fête bien stabilisée sur ses trois piliers :
         - Les Participants       - Les organisateurs       - Les spectateurs.

Les Participants :
Faites PBP avec une machine dernier cri en un temps honorable et vous passerez complètement inaperçu, il est certain qu’un participant plus vieux que vous avec une machine plus usagée aura probablement réalisé un meilleur temps.
Fête oblige, c'est l'originalité qui prime et la liste est longue : tricycles, pignon fixe, tandems, tandems couchés, tricycles carénés, vélo à petites roues, vélos urbains ou d'un autre âge etc...
Toutes ces originalités afin que cette épreuve soit une fête, peut importe d'ailleurs la performance, le classement sera avant tout alphabétique.
Les organisateurs :
On ne peut que saluer le travail accompli par ces bénévoles durant plusieurs années avant l'épreuve, la gestion de tous les brevets qualificatifs à travers le monde, la collaboration avec les administrations, la mise en place tout au long du parcours du suivi, des ravitaillements, des points de couchage.

Les spectateurs :
Des milliers d'encouragements sans cesse répétés tout au long de cette route, les abris de réconfort organisés dans le garage ou dans la grange, la nuit les bouteilles d'eau laissées à disposition dans le jardin des maisons, les innombrables échanges rapides, futiles, mais toujours chaleureux.
Une fête qu'il faudra attendre quatre longues années pour revivre.
En attendant je reprendrai la phrase de Roland Nadaus écrite sur une de ses chroniques de PBP.

Baudelaire a écrit ce vers célèbre : « J'ai plus de souvenirs que si j'avais 1000 ans ».
Eh bien, plus d'un randonneur, plus d’un organisateur, plus d'un bénévole pourraient en dire autant après ce Paris Brest Paris,
fol exploit accompli par des fous – qui sont des sages…
 
Jean François